La pollution aux perfluorées soulève des inquiétudes dans la région lyonnaise depuis l’enquête journalistique diffusée sur France 2 en 2022. Ce reportage alertait sur l’existence, aux abords de la plate-forme industrielle de Pierre-Bénite, des substances polluantes, dites PFAS, dans l’eau, l’air et les sols pouvant  avoir un impact sur notre santé.

Si depuis janvier 2026, toutes les communes de la métropole de Lyon reçoivent une eau totalement conforme, les analyses réalisées fin 2023 avaient révélé que quatre communes du sud et de l’ouest de Lyon étaient concernées par la présence de PFAS dans l’eau distribuée, à un taux au-delà de la norme autorisée. Eau du Grand Lyon et ses partenaires se sont engagés à agir vite contre ces polluants. 

Des solutions pour retrouver une eau conforme

Dès 2022, la Métropole de Lyon, Eau du Grand Lyon et le syndicat voisin d’eau potable Rhône Sud, ont déployé un vaste plan d’action visant à protéger les habitants, à rechercher systématiquement ces polluants dans l’eau et à trouver des solutions pour les éliminer. Des mesures d’urgence ont été mises en place pour restaurer la qualité de l’eau distribuée aux communes impactées.

La multiplication des contrôles sur la métropole de Lyon

Dès l’été 2022, Eau du Grand Lyon a multiplié les contrôles sur les PFAS à raison d’une fois par mois sur l’ensemble des captages et du réseau d’eau potable, notamment au sud de Lyon. 

En 2023, 350 analyses ont été réalisées par Eau du Grand Lyon sur les principaux points de distribution de l’eau, augmentant la fréquence des contrôles (tous les 15 jours) et le nombre de points vérifiés. Les contrôles se sont sont poursuivis et renforcés en 2024 et 2025.

En 2023, 97% des habitants de la Métropole de Lyon consommaient une eau conforme à la réglementation sur les PFAS (la somme des 20 PFAS ciblés est très inférieure à la norme). En revanche, des taux supérieurs à  0,10 µg/ litre étaient relevés dans quatre communes du territoire : Givors, Solaize, Grigny et Marcy l’Etoile, impactant près de 37 000 usagers (3% des habitants). 

©Studio Chaillou - Eau du Grand Lyon

Un plan d’action en 3 phases pour lutter contre les PFAS

En décembre 2023, après 18 mois d’études et de travail entre les acteurs de l’eau, et une meilleure connaissance de la pollution aux Pfas sur le territoire, la Métropole de Lyon, Eau du Grand Lyon et le Syndicat Rhône-Sud (propriétaire du captage de Ternay) ont pu présenter à l’Etat un plan d’actions visant à restaurer la conformité de l’eau polluée par les Pfas sur 4 communes de la Métropole concernées : Givors, Grigny, Solaize et Marcy l’Etoile.

Phase 1 :l’interconnexion avec le réseau métropolitain en provenance du champ captant de Crépieux charmy est opérationnelle depuis l’été 2024.
Phase 2 :des travaux pour filtrer les eaux captées sur l’usine Rhône Sud grâce à des charbons actifs. Cette solution, plus complexe et plus longue à mettre en œuvre sur une usine existante, sera opérationnelle au plus tard début 2026.
Phase 3 :la multiplication d’interconnexions avec les réseaux d’eau potable voisins au réseau d’Eau du Grand Lyon, à l’étude actuellement.

Faire appliquer le principe du pollueur-payeur

En mars 2024, La Métropole de Lyon, Eau du Grand Lyon et Syndicat Rhône-Sud ont assigné Arkema et Daikin devant le tribunal judiciaire de Lyon en référé expertise pour faire la lumière sur la responsabilité éventuelle des deux industriels dans la pollution aux Pfas. L’objectif est de faire appliquer le principe pollueur-payeur, de stopper les rejets polluants et de garantir la dépollution nécessaire à la protection des habitants. Une décision est attendue prochainement.

Des résultats concrets

Les actions menées ont porté leurs fruits et permis de retrouver une eau conforme sur l’ensemble des communes de la métropole de Lyon depuis janvier 2026.

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